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Les séances de l’Académie

Passation de présidence 2024-2025

Vendredi 17 janvier 2025

Passation de présidence entre Louis Dominici et Christine Desouches
Lire la « Communication de fin de mandat » de Louis Dominici
Lire la « Communication de début de mandat » de Christine Desouches

Lire le « Rapport d’activité 2024 » du Secrétaire perpétuel Dominique Barjot

Voir la séance en ligne

 


Soutien à notre académicien Boualem Sansal

Notre éminent confrère et ami Boualem Sansal enfin libéré.

Retour en France de notre confrère Boualem Sansal.
Notre éminent confrère et ami Boualem Sansal est revenu en France hier.
Nous lui souhaitons de se rétablir pleinement de son épreuve et nous lui renouvelons le souhait que nous avons tous de l’entendre à nouveau dans nos locaux.

Lire la lettre du Secrétaire perpétuel, Monsieur Dominique Barjot

Évènements

Dernières recensions

 

Soutien à notre académicien Boualem Sansal

Chères Consoeurs,
Chers confrères,
Le Figaro a publié ce lundi 24 novembre une longue interview de deux pages “Boualem Sansal : le récit de ma détention” (p. 2 et 3). Il y raconte son année de prison en Algérie, son arrestation, les humiliations et son état d’esprit.
Dans cet entretien, Boualem Sansal revient longuement sur son arrestation, son année d’emprisonnement et son retour en France. Il raconte comment il a été interpellé dès son arrivée à l’aéroport d’Alger, en novembre 2024, après avoir compris que son nom figurait sur une liste de surveillance. Conduit dans les sous-sols de l’aéroport, il a été ensuite emmené, menotté et cagoulé, dans un lieu secret où il a passé six jours dans une pièce totalement vide, sans statut officiel, soumis à de longs interrogatoires menés par des agents refusant de s’identifier. Dans son interview, il décrit un climat d’intimidation, de peur et d’humiliation, marqué notamment par l’absence d’hygiène, des interrogatoires incessants et une incertitude totale sur son sort.
Présenté au procureur au bout de six jours, il a été ensuite transféré à la prison de haute sécurité de Koléa. Les charges portées contre lui, notamment l’accusation de « terrorisme », lui paraissent absurdes. Il comprend rapidement qu’il paye avant tout ses positions politiques, son amitié avec l’ancien ambassadeur de France Xavier Driencourt et, surtout, la reconnaissance par la France de la marocanité du Sahara occidental. Durant ses premières semaines, il a été traité comme un détenu ordinaire, mais il note qu’à partir de décembre 2024, après des interventions publiques d’Emmanuel Macron, ses conditions de détention se sont améliorées fortement : soins médicaux, douche quotidienne, cellule partagée avec un francophone bienveillant.
En prison, il acquiert rapidement le surnom de « La Légende », signe de la mobilisation internationale en sa faveur et de la perception qu’ont les autres détenus de sa situation politique.
L’écrivain revient sur les solidarités entre prisonniers, les conditions matérielles très dures mais aussi ses rares échappées littéraires, et les lettres qu’il écrit à plusieurs responsables algériens, notamment au président Tebboune, où il alterne reproches directs et appels stratégiques à la réconciliation franco-algérienne.
Finalement, en novembre 2025, survient un changement liés à son hospitalisation. Puis vient la libération. Sansal explique alors qu’il reste lucide sur l’état des relations entre la France et l’Algérie, qu’il juge prisonnières de traumatismes historiques, et qu’il espère une normalisation. Il dit vouloir vivre désormais près de Paris, sans renoncer à retourner symboliquement en Algérie afin de récupérer son ordinateur et vingt ans de travail littéraire.

Interview de Boualem Sansal dans le Monde des livres

Interview de Boualem Sansal dans Le Journal du Figaro

Lire la lettre du Secrétaire perpétuel, Monsieur Dominique Barjot

 

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